bout de papier, Vol. 27, No. 2 (2013) — Spring 2013 // Printemps 2013, p. 3
While funerals are for the dead, in truth they are for the living, locking in shared memories of loved ones and those we admired to ensure their continued relevance. In that spirit this issue is dedicated to John Sheardown, a collective eulogy.
John était-il un héros méconnu? John a tenu tête au terrorisme. Sa bravoure et son altruisme étaient connus de tous ceux et celles qui ont participé de près à l’aventure des « évadés d’Iran », le cachement et le sauvetage de membres de l’ambassade des États-Unis à Téhéran qui ont réussi à éviter de devenir des otages en 1979, abrités par des amis canadiens. Les autorités iraniennes ont déclaré que les auteurs de la prise d’otages étaient des « étudiants »; Mark Lijek, un des « invités » et contributeur au présent numéro, les appelle simplement des terroristes ayant agi pour le compte de l’ayatollah Khomeini.
Given a few degrees of separation from the events of 1979 and our awareness of brave deeds and people fades fast. I am proof of it: I blame myself for not reading up on the Caper at the time. I regret that I was on posting when the CBC aired its landmark special on those events. Years later, as Editor of this journal, I learned of Sheardown’s decisive courage, wisdom and humanity in Iran amidst that country’s desperate turmoil following the fall of the Shah. “Blame” is the right word: I had worked for Ken Taylor for a year in New York after the Caper (when he was playfully referred to by Chantal Hébert, one of Canada’s foremost journalists — even then — as our “Consul-vedette”), and I served in the Mideast division and in Washington working on Mideast issues for more than seven years.…and yet I knew nothing of John Sheardown or Zena, his wife.
Faut-il faire amende honorable? Bien sûr. Mais, si je ne savais rien, combien d’autres — sans reproche, pour une fois — se trouvaient dans le même bateau? En général, nous, les Canadiens, ne rendons pas toujours justice à nos héros et chefs de file.
Vous souvenez-vous des célébrations qui, il y a quelques années, ont marqué le cinquantenaire de la plus grande réalisation diplomatique du Canada, le prix Nobel de la paix décerné a Lester Pearson, alors ministre des Affaires extérieures? Pas même un timbre.
So why is John Sheardown special? According to John Kneale, also in Tehran at the time of the hostage taking, it was revealed in his talent for slamming the lid of an official vehicle. Puzzled? Read on! According to Mark Lijek, it is because John thought little of the risk to himself or his spouse in taking in the would-be hostages: it was simply the right thing to do. For others it is because when it came time for Honours, he insisted that spouses were as entitled to national recognition as other key Canadian players in those gut-wrenching times. He fought such discrimination and they too received Honours. That’s the short list.
Téhéran dans les années 70, ça peut paraître loin. Habitués que nous sommes depuis ce temps à tant de violence au Moyen-Orient et ailleurs, nous avons perdu de vue le règne de terreur que l’ayatollah Khomeini avait imposé à tous les supposés ennemis de la révolution islamique. En furetant dans les rayonnages d’un ami en prévision du présent numéro, je suis tombé sur « Prisoner of Iran: One woman’s story of survival in an Iranian prison », de Marina Nemat. Publié en 2007, son récit poignant débute alors que, jeune adolescente, elle demande a un enseignant pro-islamiste de cesser de prêcher politique et de commencer a enseigner le calculus. Elle lui ordonne de partir. Toute la classe, en ayant assez elle aussi, se lève et sort avec elle.
Denounced by her teacher and hauled into Tehran’s most notorious prison, she was tortured but saved from execution by her interrogator…just as shots rang out executing other chador-clad teenagers who were a “threat” to the revolution. It is as if Anne Frank were rescued by some associate of Dr. Mengele’s and lived to write her incomparable account of unspeakable injustice. Nemat’s rescuer forced her conversion, married her and ultimately saved her life again as the revolution’s assassins turned their guns on them both. Whatever the setting, it seems the distance between good and evil becomes bewilderingly small when zealots take charge. Ms. Nemat later found safe haven in Canada.
Dans la notice nécrologique de John Sheardown que nous devons a Kurt Jensen, il est fait mention de John, d’un cochon de lait et de termes vigoureux qu’on pourrait considérer aujourd’hui comme politiquement incorrects. Replacé sans le contexte de l’époque de M”° Nemat, son ton de défi devient immédiatement intelligible. John Sheardown représentait ce que bon nombre de personnes considéreraient comme des valeurs typiquement canadiennes. Il a encore beaucoup de choses à nous apprendre — en commençant par savoir quand simplement claquer le coffre de Panta D
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