bout de papier, Vol. 7, No. 4 (1990), p. 4
I am the pleased recipient of copies of your magazine. I particularly enjoyed Vol. 7, No. 2, notably the article by Ivan Head about Basil Robinson’s excellent book. Basil had an advantage over American FSO’s; we were not allowed to keep diaries.
My eye was caught by the letter from Mr. McCardle, in regard to a jingle to be sung to the tune of “The Maple Leaf Forever” The way I heard it was “Away with the ribbons, medals, swords…”. It was part of my briefings in 1957 for a posting in Ottawa, before Joe Garner was High Commissioner, I think. Our intelligence was that it had been scribbled onto an internal External memo critical of FSO’s for accepting foreign decorations. One surmised that the author might have been that irreverential wit Saul Rae.
Your journal brings back refreshing and very pleasant memories of association with the fine people of the Canadian Foreign Service. Keep it up, and fight politicization!
Sincerely yours, Willis C. Armstrong, FSO (Ret.)
Cher Rédacteur :
Encore une fois, le Ministère est en proie à l’anxiété et le moral est bas. La haute gestion nous invite à redéfinir ce que nous devons être et faire. L’APASE soumet un document critique et intelligent.
Nous avons souvent interpellé des coupables présumés; le gouvernement de l’heure ou le public (parfois), et le Conseil du Trésor (toujours). Il est indiénable que dans tous les pays du monde, le Ministère des Affaires étrangères est souvent vu comme un assortiment de gens gâtés dont on pourrait largement se passer. Ce risque inhérant à la profession peut être dans une certaine mesure contenu grâce à de bonnes relations publiques, et plus encore par une fierté de ses membres basée sur l’excellence du travail effectué. Mais je me demande si une bonne partie du problème (et donc aussi sa solution) ne réside pas dans les tréfons de l’organisation elle-même.
Le Ministère va de nouveau réexaminer processus et structures. Cela est nécessaire. Nous avons fait de la conversion FS/EX une occasion de nous offrir trop de gestionnaires. Ceci aux dépends de notre capacité de nous concentrer sur le travail substantiel plutôt que les procédures. Il faut revoir cela.
Mais je doute qu’une revue de nos méthodes et structures règle tous nos problèmes. Il me semble que dans nos froids couloirs de marbre et d’acier nous avons surévalué les prétentions de l’intellect (et qui de nous a prévu la chute du mur de Berlin?) et oublié les pouvoirs du coeur.
Ce n’est pas anti-intellectualisme que de rappeler le mot de Saint Exupéry : « on ne connaît bien qu’avec le coeur ». Si nous avons besoin de plus de vigueur intellectuelle, certainement pas de moins, et de plus de temps pour s’y consacrer, les qualités de coeur ne peuvent qu’à notre péril être au second plan de nos préoccupations. Cela est évident quand nous nous penchons sur les problèmes de la planète : environnement, haines sectaires, pauvreté, etc… Elles ne peuvent non plus être absentes dans nos relations au sein même de notre Ministère (aide-t-on le collègue qui trébuche ou est-il foulé dans la course à l’avancement?) ou le difficile équilibre entre vie professionnelle et famille (nos conjoints et nos enfants ne sont-ils pas les éternels sacrifiés!)
Que doit être un diplomate? Il m’est plus facile d’évoquer un exemple que d’offrir une définition. Dag Hammarskjold, Secrétaire général des Nations Unies, poète accompli et mystique pénétrant écrivait en 1955 :
« Un esprit troublé? La raison n’est-elle pas évidente? Dès que furtivement vous avez recherché les honneurs pour vous-mêmes, vous perdiez la possibilité de transformer votre faiblesse en force. Alors vous perdiez cette foi sûre qui fait de dire « oui » à la vie une évidence incontestable. Car une telle confiance ne peut être si elle émane de quelque mensonge que ce soit »
Transformer la faiblesse en force … repenser nos rôles, oui. Mais les Dag Hammarskjold de ce monde suggèrent que la tâche requière que nos questions soient vraiment pénétrantes.
Daniel Dhavernas Bangkok
Dear Editor:
Since its debut last February, the PAFSO Evaluation Guide (PEG) and what it stands for, has concerned me. I believe that it is an ill-conceived and extremely dangerous initiative which will destroy departmental morale, the employee-management relationship and subsequently our service to the public.
There is concern that, in spite of our association’s title, we may have overestimated our professional capabilities in assessing management. There is more to foreign service professionalism than a formal education and a few postings abroad.
Loyalty and morale are essential in any large organization; loyalty both up and down. PEG could destroy both, particularly when employees vent unhappiness through unskilled evaluations.
We may have mistakenly identified our perceived problem as that of management. It is suggested that we should address our own ability in contributing to the department. For instance, we could do better if we had a more structured “stream” backed up by professional training. We persist in posting officers into positions which require considerable knowledge in fulfilling that function, without a single day’s training. We tend to think of ourselves as “instant experts” in everything we approach. We have a lot to learn.
As an association, we should concentrate on improving our own professionalism and not try to destroy the department’s morale through something we may not know very much about.
Sincerely, Max Reid Counsellor Defence Programs Canadian Embassy, Washington
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Originally published in / Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 7, No. 4 (1990), p. 4. Read the rest of this issue / Lire le reste de ce numéro →