bout de papier, Vol. 7, No. 4 (1990), p. 2
Une fois de plus et, pour la deuxième année consécutive, bout de papier a gagné le « New York Art Director’s Award for Creativity ». Le numéro gagnant était le volume 7 n° 3 avec les deux brésiliens sur la couverture. Ce prix a beaucoup de prestige (avec plus de 250 concurrents dans notre catégorie) et, nous devons féliciter Acart Graphic Services pour l’excellence de leur travail dans la conception de chaque numéro qui contribue à la renommée grandissante de bout de papier.
Le malaise corporatif ainsi que l’examen ministériel ont fait là une des discussions de cafétéria ces derniers mois. De la critique provocatrice de Daryl Copeland de la gestion du ministère au processus de l’examen proprement dit, tout y est passé. Dans ce numéro, ces thèmes ont été repris de plusieurs façons y compris celui du nouveau président de l’APASE, Michael Fine, qui traite des efforts de consultation de la direction avec l’Association. Le point de vue de la presse, sous vignettes, relie notre problème à une difficulté à définir notre rôle ou à formuler une vision du futur ou, serait-il dû à l’indifférence du gouvernement face à la politique étrangère canadienne. Sous les Nouvelles de l’APASE, certains des problèmes sont attribués aux administrateurs tatillons du service extérieur dont les énergies sont gaspillées à houspiller tout un chacun sur ses réclamations plutôt qu’à tenter de corriger des inéquités tout en tenant compte des particularités de chaque cas. Daniel Dhavernas argue, pour sa part, que le ministère ne peut se revitaliser sur la base d’un seul examen de ses processus et structures. Il n’est pas suffisant d’examiner l’intellect du ministère, il est aussi primordial de procéder à la revue de questions plus profondes telles les fondements de notre existence, les choses du coeur. Mais au coeur de toute cette introspection, il y a quand même place et pour la fierté et le ridicule. Le Prix du service extérieur canadien nous a donné un aperçu de l’excellence et de la valeur des agents du ministère en dépit des frustrations et des pressions qui sont choses communes dans notre quotidien. Que de placer l’examen ministériel en perspective plutôt que de s’adonner à du « pinaillage » constitue le thème des commentaires satiriques de Kevin O’Shea. L’avenir tel que prédit par O’Shea mènera peut-être aux séries finales de la politique étrangère volant l’affiche au téléjournal pour quelques mois chaque année. Une bonne publicité ne nous ferait pas du tort!
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