bout de papier, Vol. 8, No. 3 (1991) — Summer 1991 // Été 1991, pp. 7–8
I cannot agree more with Diana Lary’s case for more exchanges between the Department, Universities and the Private sector (bout de papier, vol. 8, no. 1, “Outsider, Inside”). The four university sinologists I have personally known in Beijing are all leading very distinguished careers… I know that their secondment with External has counted very much in their personal and professional lives — as Diana says with her wonderful humour.
Their contribution to this Department is a matter of public record. They helped with the elaboration of a Canadian Strategy on China, adopted by Cabinet in 1986 and were consulted when Canada reviewed its relationship with China after Tiananmen. Unfortunately Beijing is the only post where an active program exists to add academics to our staff.
I agree with Diana that such exchanges are beneficial — both ways. More diplomats could expand their horizons by testing their skills in University. Why reserve this opportunity to a handful of individuals, usually at the end of their careers? Prejudices against more secondments do not exist only in our Department (where many officers would fear leaving the “rat race” for two years). One of my sinologist friends was scoffed at when returning to his home university; he could now resume “real” work after his “Chinese Club Méditérannée” holidays. How many knew of the innovative programs he had created single handed at the cost of long evenings and week-ends at the office?
Thank you, Diana, for joining us in 1985. I would join you at university any time. Ni shuo de hen dui!
Daniel Dhavernas Bangkok
Une auberge bien tenue?
À la lecture du commentaire du Président de l’APASE paru dans bout de papier, vol. 8, no. 1 (“Warm Béer and Lousy Food”) concernant nos conditions de travail, une réflexion s’impose sur notre propre association professionnelle. Le commentaire du Président met en évidence des faits intéressants mais la nature des propos du Président soulève en même temps des questions sur l’attitude de notre propre association professionnelle. On pourrait également s’interroger sur la différence existant entre la nature d’une association (« groupement de personnes qui s’unissent en vue d’un but déterminé ») par rapport à celle d’un syndicat (« groupement qui a pour objet la défense d’intérêts professionnels »). Les commentaires du Président illustrent bien ce fait car ils reflètent le problème de notre association qui semble mal comprendre son rôle et surtout ses responsabilités.
Le fait que le Président d’une association puisse commenter la qualité de ses membres n’est pas très convenable car n’est-il pas avant tout le représentant de ceux-ci? C’est pourtant ce que le Président de l’APASE fait lorsqu’il s’interroge sur les raisons qui expliqueraient la baisse de qualité des nouvelles recrues au Ministère.
Il est vrai que de telles réflexions laissent de toute manière perplexe. La nostalgie du « bon vieux temps » nous rappelant que jadis le Ministère n’était constitué que de boursiers Rhodes semble être plutôt tenace. Ce type de réflexion est véhiculé tant de fois (les professeurs ne se plaignent-ils pas constamment que les étudiants ne sont plus ce qu’ils étaient) qu’il ne peut être pris au sérieux. Il est évident que les qualités des personnes diffèrent d’une génération à l’autre et prétendre les évaluer par rapport aux générations passées est une opération hasardeuse, voire même inutile. D’ailleurs, avons-nous déjà essayé de déterminer si parmi les recrues des dernières dix années, ceux qui présentaient le meilleur potentiel ont effectivement le mieux rempli les attentes du Ministère? Cet exercice n’a probablement pas été effectué. Le contexte du marché du travail a aussi fortement changé ces dernières années en fournissant aux personnes intéressées par les questions internationales beaucoup plus d’options de carrière qu’auparavant. Mais évitons de sombrer dans l’analyse sociologique contemporaine et revenons à la « baisse de qualité » des nouvelles recrues.
Or pour expliquer cette baisse de qualité, le Président cite dans ce même article les mauvaises conditions de travail, entre autres salariales, de notre groupe des agents du service extérieur. Une fois de plus cet argument laisse songeur. Tous admettent que notre convention collective mérite d’être grandement améliorée, y compris au chapitre des salaires. Pardonnez cette modestie, mais malgré l’aspect multi-dimensionnel de notre travail, il est difficile d’admettre qu’un membre de l’association puisse avoir le temps et l’expérience pour négocier une convention collective avec les très professionnels et expérimentés négociateurs du Conseil du trésor. Or c’est ce que nous faisons, avec grand naïveté, à chaque convention. En d’autres mots, ne sommes-nous pas en partie responsables de nos mauvaises conditions de travail? Et la règle du 3 % imposée par le budget Wilson ne fera rien pour nous aider à améliorer cette situation. Au contraire, elle nous obligera à vivre cruellement avec cet héritage pour un autre trois ans. Heureusement, pour la première fois cette année, il est vaguement question d’engager un négociateur professionnel pour accomplir cette tâche dans le futur.
Finalement, le problème qui se pose pour notre association en est un de conception et d’approche. Du point de vue d’un membre, il semble y avoir une certaine distortion au sein de la direction de notre association. L’exécutif ne semble pas toujours conséquent avec son rôle et ses responsabilités, comme on serait en droit de s’attendre d’un syndicat au sens traditionnel du terme. Par exemple, lorsque l’on lit les commentaires de M. Copeland dans le dernier bout de papier sur le système de promotions, s’agit-il là de l’opinion personnelle d’un agent qui en a long à dire sur la question ou plutôt de la position officielle de l’exécutif de l’APASE telle que véhiculée par un de ses représentants? Cette confusion des genres, que d’autres appelleraient un problème d’éthique, est aussi alimentée par les commentaires du Président tel que décrit plus haut. Une saine auto-critique au sein de l’Association visant à revoir le rôle fondamental de celle-ci par rapport aux intérêts réels des membres ne serait certainement pas superflue. En d’autres mots, les membres de l’exécutif de L’APASE doivent reconnaître les responsabilités qu’imposent leurs positions; ils représentent les membres de l’Association quelqu’ils soient, et se doivent de défendre leurs intérêts. Ils ne sont plus de simples individus mais bien une institution représentant un groupe de personnes. La représentation a ses avantages mais aussi ses devoirs et responsabilités. Notre auberge est-elle bien tenue? Le service laisse peut-être à désirer et ceci pourrait en partie expliquer la mauvaise qualité de la bière et de la nourriture!
Jean Paquette Budapest
I enjoyed reading the several letters — and even more so the cartoon — triggered by the piece in vol. 7, no. 4, entitled “Warm Beer, Lousy Food” that appeared under the by-line “From the President’s Desk”. I repeat that I was not the author of the letter reprinted on that page — although I would have liked to claim authorship. It was, however, “an authentic passenger statement” from a member of the FS group — which to judge from the reaction has struck a chord with our members. May the bout letter page prosper!
Michael Small President, PAFSO
I don’t believe that we have ever met but judging from the fact that since you have taken over the editorial helm of bout de papier, you have done away with the back page caption contest, I have a pretty good idea that you are a very serious person without any sense of humour whatsoever. Your high brow approach to editorial content, including the so-called humorous anecdotes sent in by my colleagues, totally disregards the fact that many of us at home and in the field revel in the inane, purile, and scatalogical in order to take a break from the anal retentive discipline of working in a bureaucracy.
The loss of this light-hearted feature in bout de papier re-inforces my impression that short of playing football with a half-eaten haggis in a drunken reverie on Bobby Burns night, Anglo-Saxons lack the humour gene; just take a look at your editorial board!
In the absence of a caption contest, please accept my entry in my own contest using your vol. 8, no. I cover as the photo: “Saddam Hussein’s answer to safe sex.” I don’t expect you are now laughing so hard that either your blood pressure or your laundry bill is going to be higher this week, however, for us infantile colleagues with a minute to spare after poring over bout de papier, let’s have the caption contest back.

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