bout de papier, Vol. 4, No. 2 (1986) — Spring/Summer 1986 // Printemps/Été 1986, p. 31

Au cours du dernier trimestre, les lève-tôt ont eu droit à plusieurs déjeuners-causeries d’un grand intérêt. Le Coordonnateur du Sommet francophone, Ernest Hébert a présenté un exposé important et majeur sur la performance du Premier Ministre lors du Sommet; moins indiscret que nous l’aurions souhaité, M. Hébert a néanmoins dressé un bilan fort complet des préparatifs du déroulement et des engagements contractés suite à cette réunion de la Francophonie.

Expert de renommée internationale sur les questions d’Afrique australe, le Professeur Heribert Adam est venu faire le point sur les derniers développements en Afrique du Sud. Affirmant que l’indignation morale était un faible guide de notre action, il a déclaré que deux fausses hypothèses rendaient le dialogue en sein même de ce pays extrêmement difficile, à savoir l’illusion chez les Afrikaners que suite aux récentes manifestations, tout rentrerait dans l’ordre comme ce fut le cas en 1976, et que du côté de la majorité noire, on s’imagine que le gouvernement est réellement affaibli et qu’il est sur le point de tomber. Convaincu que le gouvernement actuel restera en place pour encore une quinzaine d’années, M. Adam entrevoit une longue et pénible bataille avant que des changements significatifs ne surviennent.

Suite au dernier budget Wilson, la Présidente de l’ACDI, Mme Catley-Carlson est venu expliquer et défendre les crédits alloués à l’ACDI pour l’année financière en cours. Avec la verve et l’éloquence qu’on lui connait, elle démontra, chiffres et graphiques à l’appui, que les coupures perçues par certains n’en étaient pas, puisque l’objectif de .7% du PNB était maintenu. L’échéance pour l’atteinte de cet objectif est passé de 1990 à 1995.

Flora Lewis, journaliste de renommée internationale, a gracieusement accepté de venir répondre aux questions des participants au déjeuner-causerie du 10 avril. Avec une confiance que seule une connaissance aussi vaste que la sienne des événements et de leurs acteurs puisse apporter, elle a commenté les grandes questions de l’heure. Tous ont bien goûté sa boutade à l’effet que le rôle de diplomates était de créer des secrets alors que celui des journalistes comme elle était de les découvrir..

Un ancien de nos rangs, Peter Roberts est venu nous parler du Conseil des Arts, organisme qu’il dirige depuis l’automne dernier. Avec candeur et franchise, il a fait le point sur le mandat du Conseil, sa relation amour-haine avec la communauté artistique, et ses problèmes administratifs.

L’essentiel de son propos touchait à la dépendance financière du Conseil des Arts des bonnes ou mauvaises grâces du pouvoir politique. Comme solution à long terme, il voit la création d’une fondation à laquelle une mise de fonds substantielle du gouvernement attirerait des sommes équivalentes du secteur privé. Un telle fondation assurerait une sécurité des revenus d’une année à l’autre et libérerait le Conseil des contraintes politiques, lui permettant de concentrer toutes ses énergies sur la promotion de l’excellence artistique.

Le fait saillant de ce trimestre fut sans contredit l’allocution du Sous-secrétaire associé, M. Derek H. Burney. Plus de deux cents personnes se sont entassées dans la cafétéria pour entendre ses commentaires sur la gestion au ministère. Son message fut clair: les temps sont durs et les compressions budgétaires se feront de plus en plus difficiles. Ses propos furent néanmoins inspirants et les participants ont fort apprécié cette opportunité d’entendre de la bouche même d’un de nos maîtres son opinion sur les défis à relever. Ailleurs dans le bout de papier vous trouverez un résumé des propos de M. Burney.

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Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 4, No. 2 (1986) — Spring/Summer 1986 // Printemps/Été 1986, p. 31. Lire le reste de ce numéro →

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