bout de papier, Vol. 4, No. 1 (1985) — Winter 1985 // Hiver 1985, pp. 10–11

Brasilsat

En 1985, une fusée Ariane lance depais le centre spatial de Kourou en Guyane française mit sur orbite le premier de deux satellites brésiliens destinés à répondre aux besoins en télécommunications de ce pays.

Ce projet spatial marque un certain nombre de “premières” historiques:

• Le premier satellite de communications internes en Amérique latine,

• le premier effort conjoint canadobrésilien visant à procurer au Brésil les avantages des communications par satellite,

• le premier principal entrepreneur canadien pour les satellites et l’équipement au sol connexe à servir les besoins d’un marché international. Diplomatic career as successtul as your own?

FORD: The diplomatic or foreign service cannot really be approached as if it were a vocation or a profession. It is more than that. It is an avocation. It is something which you have to love; you have to put your heart and soul into. Every successful member of the foreign service that I have had to deal with has had that attitude. I think also that it is necessary to do a certain amount of specialisation. It is necessary to have a very general appreciation of politics and economics, but to get ahead some measure of specialisation is rather important. It paid off in my own career with specialisation in Russian affairs. But I was equally happy in my Latin American postings. I liked very much my postings in London, the United Nations, Yugoslavia and Egypt but I do not think that I would have made as good a career if I had not specialized in Russian affairs.

bout de papier: Thank you very much. We will be looking forward to your new volume of poetry and to your book on the Russians. A L de réseau intérieur de satellites brésilien

(SBTS) fabriqué par Spar Aérospatiale Limitée, propriété d’actionnaires canadiens, reliera les vastes étendues du Brésil depuis Cruzeiro do Sul à l’ouest à Natal à l’est; depuis Boa Vista au nord à Pelotas au sud. Pour la toute première fois, au moyen de leur propre réseau de satellites, les Brésiliens seront en mesure d’effectuer des appels téléphoniques de Brasilia à Sao Gabriel aussi facilement que d’une extrémité à l’autre de la ville de Rio de Janeiro. Ils pourront regarder simultanément les programmes télévisés à Sao Paulo, Cuiaba, Porto Velho et bien d’autres centres éloignés. Les transmissions de données, les émissions de radio et programmes de télévision éducatifs seront tous rapidement accessibles grâce aux deux satellites de 24 canaux.

Les deux satellites sont stabilisés par rotation en orbite géostationnaire à quelque 36,000 km au-dessus de l’équateur, à 70 et 65 degrés respectivement, à l’ouest de Greenwich.

L’un poids de plus de 1,000 kg chacun, les satellites couvriront les 8,8 millions de kilomètres carrés du territoire brésilien; la bande de fréquence de 6 GHz permettra de recevoir les signaux, et celle de 4 GHz de les retransmettre sur terre. Ainsi, 130 millions de Brésiliens partageront avec les citoyens des États-Unis, du Canada, du Mexique, de l’Indonésie et de l’Australie les avantages de la télécommunication, grâce aux satellites hautement efficaces HS-376, dont 24 sont déjà en service.

Le projet a vu le jour il y a plus de dix ans, lorsque RCA Canada, dont les divisions spatiales ont été achetées par Spar en 1977, a contribué à l’extension du système d’hyperfréquence brésilien de Rio de Janeiro à Brasilia. Telebras, société de portefeuille créée en 1972 en vue de relier Embratel et quelque 25 compagnies de téléphone importantes des états brésiliens, a pris la direction du projet au Brésil.

De 1978 a 1982, la formation tece et logique en matière de commande et d’exploitation de réseaux de satellites et de communications offerte à Telebras par Télésat Canada, société qui possède et exploite les satellites Anik, a grandement contribué à élever la confiance du Brésil en l’expertise canadienne.

L’un des événements marquants du programme Brasilsat s’est produit lorsque Spar Aérospatiale Limitée, principal entrepreneur dans le projet, a entrepris la construction des satellites avec l’aide d’ingénieurs et de techniciens brésiliens. Un programme semblable permettra aux techniciens brésiliens d’exploiter les stations terriennes au début de l’année prochaine. Cet investissement considérable dans des programmes de formation et de transfert de la technologie appose une marque spéciale de collaboration • internationale sur le programme SBTS.

En 1985, des douzaines de stations TRT dans tout le Brésil recevront les signaux télévisés par le biais de contrats de service signés avec Embratel. Cette dernière est divisée en cinq régions d’exploitation, sous-divisées en 29 districts et 17 sous-districts.

Le centre de poursuite et de commande du SBTS, situé à Guaratiba à l’extérieur de Rio de Janeiro, n’est que le premier d’une série de quelque 22 nouvelles stations terriennes dont la mise en place est prévue d’ici le milieu de 1986; ces stations desserviront un total de 175 villes. Le programme SBTS améliorera considérablement les télécommunications au Brésil en répondant aux besoins en communications téléphoniques et télévisées des habitants, du gouvernement, des banques et des plates-formes au large des côtes.

En 1982, le gouvernement brésilien a signé un contrat avec Spar Aérospatiale Limitée, Canada, pour la construction de deux satellites et des stations terriennes connexes. Les compagnies suivantes se sont jointes à Spar pour la réalisation du projet: Hughes Aircraft des États-Unis, ComDev and Fleet Aerospace Limited du Canada, pour le système de l’engin spatial; SED Systems Ltd. du Canada pour les installations de commande au sol, et Télésat Canada pour le soutien du fonctionnement en orbite. On a rarement vu une équipe d’une telle expertise technologique aider l’un des pays les plus influents de l’Amérique latine à réaliser l’autosuffisance dans le domaine des télécommunications internes.

Le programme SBTS constitue un exemple unique de collaboration interaméricaine; ce programme de communications spatiales rapprochera les deux plus grandes nations de l’hémisphère ouest: le Canada et le Brésil. A

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Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 4, No. 1 (1985) — Winter 1985 // Hiver 1985, pp. 10–11. Lire le reste de ce numéro →

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