bout de papier, Vol. 30, No. 1 (2017), pp. 24–29

De vraies montagnes aux sommets enneigés, je n’en reverrai guère plus du restant de ce bien trop court séjour de quatre jours. Katmandou n’est en effet perchée qu’à 1 400 petits mètres de haut, et la brume qui y plombe en quasi-permanence le ciel de février est tout sauf propice à la vue des premiers sommets de l’Himalaya.

Mais dès mon arrivée, je suis accueillie par une palette infinie de couleurs dont le chatoiement et les multiples visages s’avèreront une source sans cesse renouvelée d’émerveillement.

Émerveillement d’abord et avant tout devant la force, la résilience et le courage des Népalais suite au séisme dévastateur d’avril 2015 puis aux pénuries toutes aussi dévastatrices induites par le blocus de la frontière indo-népalaise de fin septembre 2015 à début février 2016.

Émerveillement devant leur détermination à quitter leurs abris de fortune, à rebâtir leurs logis, leurs rues, leurs villages et leur pays, une brique à la fois. La vie qui reprend son cours à travers cette corde à linge étendue sur un pan de maison en ruines dans le village de Shankhu, en périphérie de Katmandou, que nous vadrouillons lors de la visite de terrain organisée par la BAD et le gouvernement népalais.

Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou

Émerveillement devant ces écolières de l’école secondaire Shree Bhagyodaya de Shankhu, qui rêvent de devenir ingénieures depuis qu’elles ont vu leur école résister vaillamment au tremblement de terre de 2015, grâce notamment au renforcement dès 2010 de sa structure (et de celle de nombreuses autres écoles népalaises) par le FAD.

Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou

Émerveillement, enfin, devant l’hospitalité inégalée des Népalais et devant l’immersion spirituelle complète qu’offre Katmandou, une ville au carrefour de deux civilisations où se métissent, au détour de chaque ruelle, pagodes hindoues à toits superposés et gigantesques stupas bouddhistes.

27 février, 17h30: La navette qui me conduira à l’aéroport vient d’arriver à l’hôtel, sonnant le glas de mon aventure népalaise. Quelques heures auparavant, un peu après 13h, les négociations s’étaient conclues avec succès et j’avais envoyé mon ébauche de rapport final à ma directrice générale, que j’accompagnais à cette réunion. Je n’aurai donc eu que quatre petites heures pour explorer les quartiers et édifices plus historiques de Katmandou, mais le tour privé que notre guide Bikash nous a concocté, à ma collègue du Portugal et à moi, aura été, du début à la fin, un tourbillon spectaculaire de panoramas saisissants et de monuments pittoresques. Népal : ce n’est qu’un au revoir!

Laura Atar joined the Foreign Service in 2006 as a Political/Economic Officer, and was posted to London between 2008 and 2011. She is currently in a cross-stream assignment within the Economic Growth and IFI Division, covering the Asian Development Bank — her ninth multilatéral Organization in 10 years. She loves travelling and photography, and ideally combining both!

Escale à Katmandou
Escale à Katmandou
Escale à Katmandou

Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 30, No. 1 (2017), pp. 24–29. Lire le reste de ce numéro →

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