bout de papier, Vol. 29, No. 3 (2016), pp. 22–26
À l’été 2015, j’ai eu l’occasion de voyager à Cuba pour la troisième fois en sept ans. Durant mon séjour, j’ai réalisé un reportage photographique sur le légendaire train électrique Hershey, lequel relie Casablanca, une banlieue de La Havane, à Matanzas, quelques 90 kilomètres à l’est.
Construit en 1917 par l’industriel et chocolatier américain Milton S. Hershey afin d’assurer le transport de travailleurs et de sucre entre la raffinerie de canne de la compagnie Hershey et le port de La Havane, la ligne de chemin de fer a été nationalisée au lendemain de la révolution cubaine. Le train a depuis été reconverti en train de passagers.
Aujourd’hui, pour la modique somme de 1.5 peso cubain, soit environ 5 cents, travailleurs, paysans, écoliers, retraités et autres voyageurs peuvent prendre place à bord de ce train quatre fois par jour pour un voyage dont la durée ne peut jamais être prédite avec certitude. En effet, le train, qui est composé de deux voitures construites en Espagne en 1945 et usées jusqu’à la corde, a acquis une mauvaise réputation en raison de ses pannes fréquentes et des aléas variés qu’il croise sur sa route, comme des troupeaux de vaches qui bloquent la voie ferrée.
Les photos présentées dans les pages qui suivent ont toutes été prises à bord du train Hershey ou dans l’une des minuscules gares qu’il dessert. Elles ont ensuite été converties en noir et blanc pour mettre en lumière la vétusté du train et l’impression bizarre que les passagers de ce dernier ont été figés dans le temps.
Bienvenidos a bordo! Bienvenue à bord!











Voir les pages numérisées d’origine →
Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 29, No. 3 (2016), pp. 22–26. Lire le reste de ce numéro →