bout de papier, Vol. 29, No. 2 (2016), p. 3
La mise en place d’un nouveau gouvernement, le 4 novembre 2015, a ranimé chez bon nombre de fonctionnaires des sentiments de professionnalisme et de fierté depuis longtemps endormis. Le signal était clair — les fonctionnaires devaient faire partie intégrante de la solution (et non pas constituer un problème à cerner), et leurs conseils audacieux seraient bien accueillis.
Un regain d’optimisme s’est rapidement répandu dans la région de la capitale nationale, notamment à l’édifice Lester B. Pearson où, le 6 novembre, les employés ont rapidement eu une occasion impromptue de rencontrer le nouveau Premier ministre et les membres du conseil des ministres à leur sortie d’une séance d’orientation. Les lecteurs se rappelleront que les médias ont fait état d’applaudissements spontanés de la part des nombreux employés présents et, par la suite, de quelques huées lorsqu’un journaliste a posé une question « négative ». Je n’étais pas sur place, mais je suis d’accord avec ceux qui ont souligné le manque de professionnalisme dans ce comportement.
Depuis novembre, le climat à Ottawa — y compris à Affaires mondiales Canada et à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada — reste positif. Toutefois, l’euphorie s’est dissipée, comme il fallait s’y attendre, et les fonctionnaires saisissent actuellement l’occasion d’offrir des conseils éclairés et audacieux.
But offering fearless advice is often challenging. Courage of conviction is not sufficient rationale for offering such advice. A complex equation most be worked through in order to determine the longer-term impact of proceeding and the means to risk manage in cases of potential “blowback”.
A case in point was the recent determination by the PAFSO Executive Committee to proceed, as it has in recent years, with issuing a diplomatically worded statement in reaction to the recent announcement from PMO of the appointments of non-career diplomat (i.e., “political”) individuals to head of mission positions in Washington, DC, and the United Nations. The reaction to our statement by PAFSO members has been lively, healthy and, as you would expect from FSOs, varied. Views shared both openly and privately with PAFSO have ranged from strong support for our “brave stance” to deep concerns that issuing such a statement could “unnecessarily” erode our relationship with the new government early in its mandate.
I believe that as professionals we have the obligation to have honest discussions
Meanwhile, I remain confident and positive that those who publicaly declare they would welcome fearless advice will have the capacity to receive it in the spirit in which it is respectfully offered.
Timothy Hodges President, PAFSO / Président de l’APASE
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