bout de papier, Vol. 20, No. 3 (2004) — Winter/Spring 2004 // Hiver/Printemps 2004, pp. 15–18
du Mur de Berlin. Lors d’une visite à Ottawa, le regretté Brian omme beaucoup d autres choses, tout a commencé avec la chut
Watson de la Commission de la Fonction publique, responsable pour le placement des Canadiens auprès des organisations internationales, m’a informée de la vacance imminente du poste de directeur de l’Information à l’OTAN.
En 1989, j’étais en congé sans solde du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, ayant suivi mon mari qui servait comme ambassadeur du Canada au Portugal. Il y a 25 ans, il semblait parfaitement normal qu’une femme subordonne ses propres intérêts professionnels à ceux de son époux qui, évidemment, exerçait des fonctions plus importantes. Ma carrière ne s’est donc pas déroulée de façon uniforme. Elle s’est arrêtée à maintes reprises au fil des années et j’ai dû saisir les occasions quand elles se présentaient. Assise devant une bonne bière avec Brian Watson, une telle occasion s’est présentée cet après-midi.
Bien que mes connaissances de l’OTAN étaient modestes, je me suis rendu compte que l’Alliance faisait face à une multitude de nouveaux défis dont le développement des liens de coopération avec les anciens membres du bloc de Varsovie était de premier ordre. L’article 2 du Traité engage l’Alliance à renforcer les institutions libres et à promouvoir les conditions de stabilité favorisant la collaboration dans le domaine socio-économique. Ayant rejoint des étudiants aux manifestations du Printemps de Prague où en mai 1968 ils avaient encouragé leurs confrères à rejeter le régime communiste, la promesse du renouveau en Europe centrale et orientale a été pour moi irrésistible. La chance de pouvoir contribuer aux efforts visant à mettre fin aux divisions qui rongeaient l’Europe depuis 40 ans m’a emballée. Je n’hésitai pas longtemps avant de soumettre ma candidature. Alors a commencé le processus de sélection qui devait durer 10 mois.
Je suis arrivée à l’OTAN en septembre 1990, à un tournant historique extraordinaire : la fin de la guerre froide, de l’ordre bipolaire, l’unification de l’Allemagne, la dissolution du Pacte de Varsovie et du régime soviétique. C’était l’aube d’une nouvelle époque vouée à la construction des institutions et des instruments de la paix, et l’ambiance qui dominait dans les bureaux et les couloirs était marquée d’optimisme et d’enthousiasme pour œuvrer au service de la communauté des nations.
J’ai passé quatre ans au siège social du Secrétariat international de l’OTAN dans la banlieue de Bruxelles dans un immeuble qui devait servir, à l’origine, comme hôpital de maternité. À la fin des années 60, ce dernier a été transformé en bureaux et muni d’un système de sécurité dit impénétrable. L’endroit ressemblait à une petite ville-garnison. Il s’y trouvait restaurants, cafétéria, bar, pub, clubs, coiffeur, parfumerie, banque, bureau de poste, agence de voyage, nettoyage à sec, cordonnier, fitness club, piscine, court de tennis, parcours de jogging, cabinet de médecin, infirmières, pharmacie — bref, tous les aménagements de la vie moderne.

En rétrospective, ces quatre ans dans ce bastion masculin ont été fascinants mais non pas sans leurs frustrations et défis particuliers. Depuis la création de l’organisation, il y a toujours eu un bon nombre de Canadiens, civils et militaires; pourtant, au bout de ses 45 ans d’existence, j’ai été en 1990 la première femme à avoir été nommée à un poste de direction et au niveau de chef d’un nouveau bureau indépendant, celui de l’Information et de la presse. Traduit en termes militaires, j’ai occupé le rang de général à deux étoiles. Tous mes prédécesseurs — ainsi que mes successeurs — ont été des hommes.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de femmes à l’OTAN. On les trouvait dans les délégations permanentes des pays membres et aussi au Secrétariat international, mais ces dernières détenaient surtout des postes subalternes. En 1993, au siège à Bruxelles, l’organisation avait un effectif d’environ 1200 postes. Un quart de ceux-ci étaient des postes de catégorie supérieure, les « A grades ». Cette catégorie comporte 7 grades, de Al à A7. De mon temps il y avait 34 femmes, soit environ 10 p. cent des cadres A, dont 16 occupaient des postes de A4 et 17 des grades A3 et A2. Une seule femme était titulaire d’un grade A5, ce qui correspond à chef de section, et elle faisait partie de mon équipe. La majorité de ces grades A travaillaient aux postes de procès-verbalistes et d’adjointes administratives. Aujourd’hui, 9 ans après mon départ, une seule autre femme occupe un poste de directeur au niveau A7. Le Canadien le plus haut placé au secrétariat est un cadre A6. Quant aux représentants permanents, il paraît que la première femme à titre de chef de mission accréditée à l’OTAN viendrait de Lituanie quand les 7 nouveaux membres de l’Alliance seront admis lors du Sommet d’Istamboul en mai 2004.
Le seul domaine où les femmes sont en nombre appréciable est celui de la traduction et de l’interprétation. Les services linguistiques de l’OTAN, d’ailleurs d’un très haut niveau, sont classifiés différemment et offrent aux titulaires un vrai système de carrière et un contrat de durée indéterminée, ce qui n’était pas le cas pour les grades A à cette époque.
Il existe plusieurs raisons qui pourraient expliquer cette répartition inégale entre hommes et femmes à l’Alliance, telle que la manière dont les postes vacants sont annoncés par l’organisation ainsi que par les gouvernements des pays-membres. Hélas, d’une distance de 10 ans, j’hésite à en faire l’examen; je voudrais plutôt rappeler mes souvenirs subjectifs et personnels des personnages, des grands moments historiques et d’expériences humaines.
Le personnage qui dominait cette ère était le Secrétaire général Manfred Wörner, ancien ministre de la Défense de la République fédérale allemande. Il est mort d’un cancer en août 1994. Homme de vision dans une Europe confrontée à une gamme de risques et de conflits potentiels, M. Wörner s’est voué passionnément à l’immense tâche de transformer l’Alliance Nord-Atlantique en instrument de sécurité et de paix.
M. Wörner était un leader à la hauteur du moment historique lorsque la possibilité d’intégrer nos anciens adversaires dans la famille des nations démocratiques est devenue réelle. Il veillait sans cesse à ce que l’itinéraire de la transition de l’Alliance d’une organisation de défense collective de ses membres en organisation de coopération pacifique ne s’écarte pas des principes énoncés dans la Déclaration de Londres de 1990. C’est grâce à ses efforts initiaux que le chemin à l’élargissement s’est déroulé de façon plutôt harmonieuse.
Afin d’apprécier l’ampleur de ses succès, il faut se rappeler que chaque décision prise au sein de l’OTAN doit l’être à l’unanimité — une seule voix dissidente parmi ses membres crée une impasse, bloque toute action. Ce principe de consensus s’applique tant au Conseil qu’aux nombreux comités. Je présidais celui de l’Information et de la presse qui veillait sur la dissémination des renseignements sur l’Alliance. Dans ces premières années d’ouverture à l’Est on marchandait sur chaque groupe de visite (payé par l’OTAN) émanant des anciens pays communistes. Le nombre sanctionné en 1991 n’a compté que onze!
Quant aux moments qui marquent une tournure dans l’histoire européenne — les moments forts — je voudrais rappeler deux événements : en août 1991, quand, au milieu de la période estivale, le Secrétaire général a convoqué une réunion extraordinaire du Conseil lors du coup à Moscou. Au cours de la session M. Wörner a quitté la salle pour parler au téléphone avec M. Yeltsine. Ce dernier venait de confronter la foule devant le Kremlin.
Le deuxième événement dont je me rappelle avec clarté a eu lieu après le Sommet de Rome qui a créé le Conseil de coopération nord-atlantique, comprenant les membres de l’OTAN, l’Union soviétique et les huit nouvelles républiques de l’Europe centrale et orientale. Pour être précis, c’était le 20 décembre 1991, lors de la réunion inaugurale, que l’ambassadeur de l’URSS a été interrompu au milieu de son discours par un adjoint, et qu’il s’est absenté de la salle. Quand il est revenu cinq minutes plus tard, manifestement bouleversé, il a placé une nouvelle plaque sur la table, a échangé le drapeau dans le stand, et a déclaré, d’une voix tremblante, « Je suis maintenant l’Ambassadeur de Russie. L’Union Soviétique n’existe plus. » On aurait entendu une mouche voler.
Parmi les événements dont je garde un vif souvenir, figure la première conférence entre l’Ouest et l’Est sur la sécurité européenne que j’ai organisée à Prague en avril 1991. Trois chefs de gouvernements et neuf ministres d’affaires étrangères y ont assisté ainsi que le Chancelier d’Autriche, Franz Vranitzky. La conférence se tenait au siège du ministère des Affaires étrangères, le Palais Cernin, grandiose édifice du XVIII siècle. Bien que nos collaborateurs tchèques faisaient de leur mieux et que l’ambassadeur canadien, Alan McLaine, nous ait offert tout son appui, le manque de chauffage au palais posait un problème, l’autre étant la paucité de papier de toilette à Prague. Alors, nous avons conduit à Prague, la voiture remplie de rouleaux de papier de toilette, de fleurs, de deux machines à écrire, de cartons de rubans et du ruban Scotch — articles insignifiants qui ont contribué au succès de la conférence autant que l’arrivée du printemps. Les machines à écrire, on les a oubliées là-bas.
De temps à autre, j’ai accompagné le Secrétaire général lors de ses visites officielles aux pays ressortissants du bloc soviétique. Une de ces visites m’a menée à Bucarest au mois de juillet, période de grande chaleur. Le Gouvernement roumain nous a logés dans un groupe de villas de l’ère de Ceauscescu situé dans une forêt privée. Pour commencer, le chauffeur de ma voiture a été séparé de la motorcade et, en pleine nuit, a eu de la peine à trouver cet endroit secret. Finalement arrivé, les lumières se sont éteintes dans la villa que je devais partager avec deux ambassadeurs. Pas de bougies, pas de personnel pour nous guider: Étant tous des non-fumeurs, personne n’avait ni briquet ni allumettes. Plus tard, le robinet est tombé à sec à un moment très mal commode et l’eau n’est revenue qu’à l’aube avec un bruit de tuyauterie infernale.
Le lendemain j’ai demandé à mon attaché roumain de me montrer un marché public. De ce temps-là, il n’y en avait qu’un seul à Bucarest. En plein été, les produits étaient minables : très peu de légumes, des cerises à moitié pourries, des noix à des prix tels qu’aucune mère de famille ne pouvait se permettre de les acheter. Ne disposant pas de la monnaie locale, j’ai offert d’échanger cinq dollars pour faire un achat. Au moment du départ de Bucarest, mon adjoint est arrivé à l’aéroport avec un sac contenant 7 à 8 kilos de concombres — ce qu’il y avait de meilleur. Si touchée que j’aie été par la gentillesse de ce monsieur, j’ai été pétrifiée : il n’y avait pas de place pour ce gros sac dans la petite cabine que je partageais avec le chef de cabinet du Secrétaire général.
Je n’ai pas rencontré au cours de mes voyages un grand nombre de femmes dans des postes comparables au mien, mais je garde un excellent souvenir de plusieurs dames rencontrées dans les nouvelles républiques. Le chef de presse du Premier ministre slovaque, par exemple, était une femme qui est retournée à Bratislava après 30 ans de succès à Madison Avenue.
En Roumanie, j’ai fait la connaissance de journalistes d’un courage exceptionnel qui vers la fin du régime communiste utilisaient leurs positions aux chaînes de radio et de télévision afin d’encourager et tenir au courant la population de ce qui se passait dans d’autres pays du bloc de l’Est.
Aux pays Baltes, j’ai rencontré de nombreuses jeunes filles d’origine balte nées aux États-Unis mais désireuses de contribuer à la reconstruction du pays de leurs parents. Ayant échangé le confort de leur maison contre une chambre partagée et non chauffée et une salle de bain communautaire où l’eau chaude ne coulait pas souvent, elles remplissaient des fonctions d’interprète, de secrétaire, de téléphoniste, d’adjointe administrative dans des ministères et des institutions municipales.
En Russie, j’ai rencontré des femmes polyglottes d’une grande culture qui travaillaient comme guides touristiques, interprètes ou traductrices, souvent le seul soutien de leur famille car leurs pères ou maris n’étaient pas capables de s’adapter à la « nouvelle réalité ». Mis à la porte par les nouveaux maîtres ou brisés par le grand mensonge du régime communiste auquel ils avaient consacré leur vie, ils n’avaient pas de place dans la nouvelle société.
La présence des femmes parmi les cadres officiels était moins évidente dans les pays de l’Asie centrale. En mai 1994, en compagnie d’un ambassadeur et d’un général, j’ai embarqué pour une tournée à Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan. C’était le premier pas dans notre programme d’ouverture envers nos nouveaux partenaires de coopération dans cette région. A partir d’Ashkabad, capitale de Turkménistan, notre moyen de transport était un avion nolisé du ministère de la Défense de Kirghizistan. Il s’agissait d’un vieil avion-cargo russe avec une banquette dure et quatre sièges autour d’une table. Pas de toilette. L’équipe kirghi comprenait deux pilotes et un mécanicien, les trois surveillés par un jeune lieutenant russe.
Bien que l’OTAN était le client, c’était l’équipe qui dictait l’horaire de départ, tout en sachant que nous n’avions aucune alternative de transport car Aeroflot, de ce temps-là, ne contrôlait plus le réseau de cette vaste région. De plus, le lendemain de notre arrivée, la monnaie commune, le zloty russe, a cessé d’être en usage au Turkménistan. Seul le dollar américain pouvait nous fournir en essence (représentant le Secrétariat, c’était à moi de régler les comptes).
Le désarroi créé par le départ des cadres russes après la dissolution de l’Union soviétique a été visible partout : à l’aéroport de Tashkent, capitale d’Ouzbékistan, rouillaient 500 hélicoptères parce que l’armée ouzbéki ne savait pas les entretenir. À Samarkand, ancienne ville célèbre pour son architecture musulmane et déclarée un patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, les façades de ses mosquées s’écroulaient faute d’entretien. Le désert et le vent réclamaient ses monuments historiques. Il manquait de revenus autretois apportés par les touristes du Bloc soviétique, nous a expliqué le guide de l’agence Intourist. Dans la banlieue de la ville, à l’académie de transport militaire de l’URSS dirigée par un général russe de Saint-Pétersbourg qui récitait Pushkine et Lermontow, le nombre de recrues était tombé en 1994 de 12 000 à 350.
Notre départ pour Bishkek, capitale montagneuse de Kirghizistan, était prévu pour le matin, mais notre équipe avait disparu. Nous avons passé des heures à l’aéroport où la température dépassait 47°C. Enfin j’ai repéré nos pilotes transportant sur leurs épaules des caisses de tomates. C’était un leurre. Les officiers kirghis, de mèche avec le lieutenant russe, étaient en train de remplir l’avion de barriques de kérosène et d’essence de contrebande, tous des articles en grande demande à Bishkek. Suivirent des « négociations » à haute voix entre les Kirghis et les autorités militaires ouzbékis avec le résultat que nous sommes partis sans notre précieux cargo et un peu anxieux.
Dans chaque ville, notre programme était chargé de conférences, de présentations et de discussions sur le fonctionnement, les objectifs et les instruments de consultations politiques de l’OTAN. Dans mes bagages se trouvaient une vidéo, des transparents et des tableaux sur la structure de l’Alliance.
Ces outils ne m’ont guère servi à la réunion organisée à Bishkek par l’Institut d’études stratégiques. Les introductions faites, l’opposition au gouvernement s’est accaparée du microphone, et les participants se sont acharnés à nous faire comprendre les conflits qui étaient en train de se préparer en Tchétchénie et dans les pays voisins. Ils mettaient leur espoir dans les représentants d’une organisation qu’ils considéraient suffisamment puissante pour intervenir auprès de la Russie afin que la région ne soit pas engouffrée dans la guerre. C’était en mai 1994.
Notre dernière destination était Almaty, capitale de Kazakhstan, pays riche en ressources naturelles et économiquement le plus avancé des quatre républiques en Asie centrale. Malgré le haut pourcentage de russes et d’autres nationalités dans la population — à l’époque staliniste le Kazakhstan servait de poubelle pour les « indésirables » —les Kazakhs ethniques semblaient faire marcher l’affaire. Les anciens cadres du Parti communiste local, par exemple, avaient su se transformer en professeur, en spécialiste en relations internationales, en chef d’expansion industrielle, en directeur de l’Institut pour la paix.
À Almaty fleurissaient déjà des restaurants privés qui offraient des dîners dansants, complets avec orchestre et chanteuse. Les prix marqués en dollars, les clients de ces restaurants appartenaient à la nouvelle classe d’entrepreneurs; la plupart portaient discrètement des armes. On entendait toutes les langues.
A quoi a servi ce voyage et d’autres du même genre? Il faut se rappeler que les sommets de Londres en 1990, de Rome en 1991 et celui de Bruxelles en 1992 ont mis en marche un processus d’ouverture. Avec la Déclaration de Londres, l’Ouest a tendu la main à ses anciens adversaires, les invitant à coopérer dans la construction d’un nouveau système de sécurité multilatéral — d’où le nom Conseil de coopération nord-atlantique. En 1994 sera lancé le Partenariat pour la paix culminant en accords de coopération formelle avec la Russie et l’Ukraine en 1997.
Au début de la décennie, l’impact de la propagande négative durant la guerre froide étant toujours profond, il fallait commencer par de petits pas, tout simplement par gagner la confiance des gens dans les pays de l’ex- Union soviétique. Notre voyage en Asie centrale, par exemple, a eu comme résultat un dialogue qui s’est poursuivi dans des échanges à Bruxelles auxquels l’OTAN a invité des politiciens, fonctionnaires, députés, universitaires, journalistes, étudiants — un programme toujours recherché et populaire.
Évidemment nous avons échoué dans notre but d’instaurer un environnement de sécurité et de stabilité à long terme. Les attentes du programme d’information de l’OTAN, conçu et planifié au début des années 90 avec tant d’enthousiasme, ne se sont pas remplies de même que les progrès anticipés dans les nouveaux pays de coopération ne se sont pas tous réalisés. L’optimisme a cédé aux objectifs plus modestes. L’« édifice de sécurité » qui devrait assurer la paix, est inachevé. Et pourtant, malgré la guerre aux Balkans, l’esprit du renouveau paneuropéen qui marquait la dernière décennie du XX° siècle a affecté tous ceux qui ont eu la chance de travailler au sein de l’OTAN à cette époque. Bien que le passage du temps adoucisse les expériences difficiles, j’encouragerais d’autres femmes à chercher un « détour » au cours de leur carrière.
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Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 20, No. 3 (2004) — Winter/Spring 2004 // Hiver/Printemps 2004, pp. 15–18. Lire le reste de ce numéro →




