bout de papier, Vol. 27, No. 3 (2013) — Autumn 2013 // Automne 2013, p. 3
In 35 years with Canada’s Foreign Service I could count real ideologues amongst us on one hand, (and I might be exaggerating), but I would estimate the number of patriots at roughly 99.9 per cent. If I were to summarize our ethos very simply it would be in citing three old fashioned “Canadian” values: good faith, fair play and hard work. We believed true public service was non-partisan. We were proud of the country and proud to serve it.
Nos dirigeants politiques (progressistes) conservateurs, libéraux et néodémocrates nous ont inspirés — quoique nous ayons tous eu nos propres opinions sur la politique, la politique étrangère et les personnalités qui représentaient le mieux les intérêts du pays. La bureaucratie a offert ses meilleurs conseils à nos dirigeants élus qui les sollicitaient, nous avons proposé et ils ont décidé.
The social contract between bureaucrat and politician worked reasonably well and morale wasn’t that bad, though many had serious reservations about senior management’s handling of the challenges of Foreign Service life (a constant in our business?). With achievements on acid rain, NAFTA, landmines, responsibility to protect, aid, immigration and much else, Canada consistently punched above its weight internationally, (multilaterally, ABCD stood for “Another Bloody Canadian Demarche!”); the team delivered, and national interests were served.
En rétrospective des quelques dernières années, il est difficile de cerner des accomplissements d’envergure internationale reconnue ou du leadership en matière d’enjeux internationaux qui soient clairement canadiens. Nous nous sommes repliés sur nous-mêmes. Ce n’est pas se complaire dans la nostalgie que de dire que les choses sont bien différentes aujourd’hui; c’est faire le point sur notre place dans la gouvernance canadienne à l’heure actuelle. De toute évidence, le service extérieur a perdu le sens de son rang et de sa mission et, parfois, l’ensemble de la bureaucratie semble se trouver dans la même situation difficile.
Many of our problems go back a long way, arguably to the decision to divide the Foreign Service into theoretically fungible managers (EX) and the junior ranks of “real” Professional Foreign Service Officers (that PAFSO represents). Do you know of any other Foreign Service where terms and conditions are negotiated by the lower ranks and the principal representative of the Service is a gutsy thirty-seven year-old, middle ranking officer? Can you imagine that in our Armed Forces, or the RCMP, almost any EX or equivalent would be welcomed as a decision-maker, or assume Ambassador-rank status with no previous experience in the field? But more recently our problems have grown more serious. There may be many real reasons for it, but some seem to stand out.
Les agents du service extérieur sont des patriotes, des bâtisseurs de la marque canadienne; il va donc de soi que nous résistions a la politisation de notre profession. Combien au sein du service extérieur du Canada peuvent-ils encore définir avec assurance les valeurs « canadiennes » ou l’intérêt « national »? Quand le gouvernement bafouait la négociation collective en présentant une offre « à prendre ou à laisser » qui reste figée pendant deux ans de négociations, n’étions nous pas en droit de douter de son engagement à l’esprit de nos propres lois? Lorsque le gouvernement attaque un fonctionnaire consciencieux, Richard Colvin, pour avoir rempli ses obligations en répondant à la demande du Parlement d’expliquer les problèmes en Afghanistan, quel message envoie-t-il aux agents en service? Lorsque l’ACDI est déracinée et transformée en agence quasi-commerciale au sein des Affaires étrangères, quel message envoie-t-on aux professionnels du développement international? Lorsque le Conseil du Trésor consent à l’arbitrage dans l’échec de nos négociations sur la parité salariale, mais uniquement à la condition que la parité soit retirée de la table, qui peut s’étonner que ce geste aboutisse à une plainte pour négociation de mauvaise foi devant les tribunaux? Or, c’était bien le cas.
Frankly, the idea of Canadian diplomats on strike should be an oxymoron, so why the need to be seen tearing up the social contract between the Foreign Service and government leadership? Other big questions remain: if good faith and fair play were much in question with our own government, how do we make the case for them in the international community? If hard work without good faith and fair play seemed pointless, the message we all should have taken was that it was time we got back to basic Canadian values here at home. Yes, the longest strike in Public Service history is over. We should all be grateful; a wrong was righted and self-respect restored. However, euphoria is ephemeral. The road ahead holds many challenges as yet unmet.
Le présent numéro comporte sa part de bonnes nouvelles — les Prix de l’APASE pour 2013. Andrew Turner décrit la fermeture de la mission de Damas et les leçons apprises (d’autant plus précieuses, compte tenu de ce qui semble s’être produit à Téhéran). Rasta Daei nous ramène en Iran avec de nouvelles initiatives diplomatiques dans les médias sociaux. Kurt Jensen se penche sur George Glazebrook et la création du service du renseignement du Canada. Peter McRae met l’accent sur la nécessité d’assujettir les entreprises militaires privées au droit humanitaire international, tandis que Bill Bhaneja milite en faveur d’un ministère canadien de la Paix. L’article que je préfère? Celui de Michael Brock et Richard Kohler sur le 40° de bout!
— Stuart Hughes
de toutes les victimes du
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