bout de papier, Vol. 17, No. 1 (2000) — Spring 2000 // Printemps 2000, pp. 2–3
bout de papier readers may well have seen recent media coverage of the Foreign Service contract impasse and wondered what it is really all about.
It’s a bright spring Sunday noon and they’re lining up to enter Fort Pearson for overtime: two cars, a pedestrian and a motorcycle. They must be nuts. They must be Foreign Service officers (FS). Still as keen as ever, apparently…. Mais il suffit d’une goutte d’eau pour faire déborder le vase, one straw to break the camel’s back, one more fishing season for the cod stocks to collapse, and everyone wonders why.
We FS are the professionals of globalization. Our thin red line of a thousand covers over 200 countries and international organizations for the Ministers of Foreign Affairs, International Trade and Immigration. We are proud to serve our country and pour ourselves into our work. We are Canada’s eyes, ears and hands abroad, Canada’s competitive edge in the commercial, political and other marketplaces of the planet. We are on the line for Canada around the world and around the clock, in more ways than ever before. We screen immigrants and visitors, negotiate international agreements, assist Canadian companies, provinces and Ministers in their international endeavours, manage media and public affairs — and help Canadians in trouble. From Team Canada to the Security Council, from “brain gain” to “soft power” — we make it happen and we deliver.
In recent years our dedication was tested as never before: growing demands in the face of shrinking resources, a six-year pay freeze, three failed restructurings in a decade. It was tough but we made it. Now the career professional foreign service, that has served Canadians well in securing our economic and political place in the world, is at risk.
The key issue in our contract impasse is simple: moving towards pay parity. We earn substantially less than directly-comparable professionals in the public service whom we work alongside and often supervise, and whose salaries we used to match. Our purchasing power has also fallen well behind not only our colleagues, but the Canadian public (not to mention G-7 foreign services, the UN or the World Bank). We were proud to do our part to tame the deficit, but now we see no reason not to be compensated as the professionals we are. As a result, our members around the world wrote to and met with Ministers, then voted 85% against Treasury Board’s 2% offer — for the first time in our 32-year history — because it did nothing to solve the pay parity issue.
La disparité actuelle incite les FS à quitter la profession et, souvent, le gouvernement. La moitié de nos agents partent dans les 10 ans — emportant avec eux leur talent, leur énergie et des millions de dollars en « capital humain », soit beaucoup plus qu’il n’en coûterait pour les garder en emploi. Le remplacement au moyen du recrutement de novices ou d’autres groupes n’est pas la solution. Cette attrition sape le rendement du Canada sur la scène internationale, et constitue un énorme gaspillage de l’investissement des contribuables en formation qui se solde en pure perte. Les choses vont de mal en pis, et le Canada ne peut plus se le permettre.
C’est vrai qu’une carrière de permutant nous offre bien des possibilités intéressantes. Elle nous impose aussi des privations et de lourdes pertes de revenu familial. Alors que la famille à deux revenus est devenue la norme sociale et une nécessité économique au Canada, les familles du service extérieur sont contraintes à un seul revenu et nos conjoints doivent renoncer à toute véritable carrière ou pension. Ils n’obtiennent même pas d’assurance-emploi durant leur recherche d’emploi lors de leur retour à Ottawa.
La reclassification annoncée à l’échelle du gouvernement appelée Norme générale de classification (NGC) pourrait s’avérer une partie de la solution. Toutefois, elle change constamment et accuse beaucoup de retard sur l’échéancier, et les négociations ne commenceront qu’en janvier au plus tôt. Nous avons appris officiellement que le groupe FS sera converti encore plus tard que les autres (à cause de la permutabilité) et que le plan d’action pour ce faire « n’est pas encore élaboré ». De toute évidence, nous ne saurions nous fier à une issue aussi lointaine qu’incertaine — après les échecs répétés de tentatives antérieures de restructuration du service extérieur — pour régler nos préoccupations immédiates et de longue date. Il nous faut à tout le moins des progrès marqués dans l’actuelle ronde de négociation. C’est en réglant dès aujourd’hui les problèmes d’actualité qu’on parviendra à faciliter la difficile transition à la NGC, le moment venu.
Depuis quelque temps déjà, l’APASE demande à retourner à la table de négociation. Rien ne s’y oppose plus. Nous espérons que le Conseil du Trésor s’entendra pour le faire dans les plus brefs délais, et que nous pourrons travailler de concert afin d’en arriver à un règlement juste envers tous.
À terme, les Canadiens devront décider s’ils veulent faire protéger et avancer leurs intérêts dans un monde dur par un service extérieur composé de professionnels de carrière triés sur le volet, qu’on a mis des décennies à créer, ou par un service porte- tambour composé d’agents de passage. C’est là où nous nous dirigeons à l’heure actuelle. J’invite les lecteurs de bout à trouver bientôt une occasion propice pour faire valoir leur opinion dans les cercles qui s’imposent.
…Eh oui! le type sur la moto, c’était moi. J’aime peut-être faire les choses un peu différemment, sortir des sentiers battus. Je crois que c’est ce qu’il faut pour assurer l’avenir de notre service extérieur — et je crois que c’est encore possible.
Editor’s Notebook will return in the summer
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