bout de papier, Vol. 25, No. 4 (2011) — Winter/Spring 2011 // Hiver/Printemps 2011, p. 4

Dans ma dernière chronique de bout, j’ai signalé que l’APASE souhaitait promouvoir une discussion sérieuse sur le rôle et l’avenir de notre profession. Paradoxalement, au moment de rédiger le présent texte, nous en sommes en pleine campagne électorale fédérale qui se caractérise par l’absence presque totale d’enjeux en matière de politique étrangère.

C’est particulièrement bizarre, compte tenu du fait que le premier semestre de 2011 s’annonce, de mémoire, comme l’une des plus intéressantes et importantes périodes sur la scène mondiale, ne cédant le pas — il est permis de le croire — qu’à celle qui a suivi la chute du Mur de Berlin en 1989. Le Canada participe actuellement à deux missions militaires outre-mer. Notre présence à Kandahar tire à sa fin, mais la prochaine phase de notre intervention en Afghanistan est encore en cours d’élaboration. En Libye, nous nous sommes joints à d’autres membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord dans une mission visant à protéger la population civile d’un brutal dictateur. La situation continue d’évoluer, et elle pourrait entraîner de nouvelles exigences et demandes pour le Canada et ses soldats et diplomates. Notre candidature à un siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2011 n’a malheureusement pas été retenue; nous aurions ainsi eu un plus grand mot à dire dans la gestion de ce genre de conflits par la collectivité internationale.

Il va sans dire que les enjeux nationaux urgents sont loin de manquer. Cependant, il est intéressant de constater que le greffier du Conseil privé, dans son Rapport sur la fonction publique, a souligné plusieurs secteurs de réalisation marquante. Outre la mise en œuvre du Plan d’action économique, il s’agit de : la tenue des sommets du G8 et du G20, le règlement des soulèvements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et la participation à la mission en Afghanistan — il s’agit là de questions de politique étrangère auxquelles les membres de l’APASE ont été intimement liés.

Les membres de l’APASE savent que les enjeux internationaux façonnent notre pays, indépendamment du fait que les Canadiens et les Canadiennes soient concentrés sur eux à l’heure actuelle. Nos membres peuvent jouer un rôle crucial en préconisant une discussion sur le rôle et l’avenir du service extérieur en général. Au moment où vous lirez ces lignes, les plans en vue de notre Semaine de la diplomatie, qui aura lieu du 6 au 10 juin, seront déjà bien avancés. Quel que soit le résultat du vote du 2 mai, je suis convaincue qu’il y aura beaucoup de questions à aborder.

Voir les pages numérisées d’origine →

Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 25, No. 4 (2011) — Winter/Spring 2011 // Hiver/Printemps 2011, p. 4. Lire le reste de ce numéro →

Partagez cet article / Share this article

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email