bout de papier, Vol. 25, No. 2 (2010) — Summer 2010 // Été 2010, p. 4

Working at DFAIT, it’s impossible to avoid talking about “Transformation.” In DFAIT parlance, the word promises not just the dictionary definition of “a thorough or dramatic change in form and character,” but also real renewal. This has profound implications for the conduct of Canada’s foreign affairs and diplomacy. Transformation offers an opportunity to define and shape the future, not just for PAFSO and its members, but for the foreign service writ large.

Pour les optimistes dont je suis, « transformation » est synonyme de réinvention et de rationalisation au moyen de nouvelles technologies, notamment les médias sociaux. Ils accueillent volontiers l’implantation de modèles de gestion qui font appel à une plus grande exploitation d’innovation dans la conduite des affaires étrangères. D’autres considèrent « la transformation » comme un exercice de compression des effectifs à peine déguisé. Ils mettent en doute la viabilité d’une décentralisation des responsabilités de l’administration centrale à des missions déjà surtaxées, et la confusion des rôles et des responsabilités qui pourrait accompagner ce transfert les inquiète. Reste à voir laquelle s’avérera la plus exacte, mais moi, je reste optimiste.

According to DFAIT’s website, Transformation’s seven principle elements include: alignment with policies and priorities set by the government; providing an international platform for other government agencies; improving consular and other services; improving “policy business” (programme delivery on topics such as peace and security); increasing accountability; and, renewing human resources. On the surface, this vision is less appealing than that of former Under Secretary of State Allan Gotlieb, who insisted that External Affairs had to be a central agency, pivot and piston of Canada’s international presence but times have changed and our resources simply have not kept pace.

Alors, est-ce-que ça veut dire que le MAECI est seulement un « fournisseur de services »? En réalité, on a toujours eu ce rôle, et même si des mots comme « leadership » ou même « coordination » ne sont pas visibles sur le site web, les agents et agentes du service extérieur sont recrutés en fonction de compétences transversales qui vont du leadership à l’analyse en passant par les techniques de négociation, sans oublier la souplesse d’adaptation/ flexibilité. Ces qualités ne sont pas omniprésentes et ils restent valables. La création du « FS » visait à acquérir des compétences « diplomatiques » parallèlement à une connaissance approfondie des pays et des enjeux, de manière à se doter d’effectifs professionnels aptes à faire valoir et à défendre les intérêts du Canada à l’échelle mondiale. Nos agents et agentes voient d’un bon œil une hiérarchie aplanie, et leurs talents resteront pertinents pour une organisation transformée.

As DFAIT focuses on its role as platform provider for its many international partners, the skills of the professional diplomat will become more, rather than less central. Networking, reporting, and the knowledge they bring, are key to understanding the international operating environment. As the broader foreign service community continues to expand, and the need for coordination increases, there will be plenty of opportunities for professional diplomats to showcase their talents and their worth. Country-specific knowledge is essential, as is the policy expertise of line departments, but both must be framed by the in-depth knowledge of diplomatic actors and practice that DFAIT brings to the table, hopefully with gavel in hand.

La transformation a d’importantes incidences sur nos carrières. En mai, la Direction générale des ressources humaines a annoncé un projet de mise en commun des employés des groupes EC et CO, qui leur donne l’égalité d’accès aux postes FS à l’AC et à l’étranger. (Les FS auraient accès aux postes EC et CO au Canada.) Ce projet préoccupe l’APASE; il s’agit d’un empiétement sur la description de travail FS et d’une nette perte de débouchés pour ses membres. Si le groupe FS est le seul des trois groupes dont les membres s’engagent à servir à l’étranger tout au cours de leurs carrières, l’employeur doit nous donner l’occasion de faire le travail pour lequel nous avons été engagés.

That discussion raised important questions about the future of the career foreign service. Now that more and more departments and agencies are working in the international arena and serving abroad, we believe that a discussion on the role and future of the Canadian foreign service as a whole is essential. If our members are to perform at their best, they need to know what it means to be an FS today. Other members of the community would no doubt appreciate similar clarification of their own roles vis-a-vis the newly “transformed” foreign service.

Nos amis internationaux doivent aussi faire face a des questions semblables. Après une période de compressions et réductions, les E.-U., pour leur part, ont décidé que le service extérieur constitue un actif qu’il faut renforcer pour redorer le blason international de l’Amérique. Le Département d’État prend énormément d’expansion avec l’appui de l’Administration et du Congrès. Selon les américains, la diplomatie traditionnelle reste essentielle, tout comme les rapports politiques (sur la base d’une connaissance solide du milieu national et d’une compréhension approfondie du contexte international); toutefois, elle est étayée par la nouvelle diplomatie de programmes à intervention directe en appui au développement démocratique, à la défense des droits de la personne et à la lutte au crime.

PAFSO believes the foreign service community should seize on the opportunity provided by Transformation for a discussion among management, our members, and other stakeholders on our role and future. We need to work together to develop a clear vision and engage the expertise of all our foreign service professionals to help ensure that Team Canada’s message is clear and our voice is heard.

Pamela Isfeld
Pamela Isfeld

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