bout de papier, Vol. 29, No. 2 (2016), pp. 12–14
Ce jour-là, nous sommes huit membres de l’EPDR à être déployés à Katmandou, en compagnie d’employés locaux de la mission de New Delhi.
En 2008, à la suite d’une série de situations d’urgence touchant des Canadiens à l’étranger, le MAECI s’est doté de nouvelles structures de gestion des urgences afin de répondre rapidement et efficacement à l’augmentation de la demande de services de la part de Canadiens. Le MAECI a créé un bassin d’environ 600 volontaires prêts à se rendre dans les régions touchées pour leur porter assistance à court préavis. Ces volontaires ont eu plusieurs occasions d’offrir leurs services, notamment à la suite du tremblement de terre en Haïti en 2010, du Printemps arabe de 2011 et du typhon Haiyan en 2013. En 2012, le ministère a formalisé l’EPDR.
Le MAECI a créé un bassin d’environ 600 volontaires prêts à se rendre dans les régions touchées pour leur
porter assistance à court préavis. Ces volontaires ont eu plusieurs occasions d’offrir leurs services,
notamment à la suite du tremblement de terre en Haiti en 2010, du Printemps arabe de 2011 et du typhon Haiyan en 2013.
Les candidats doivent se soumettre à un processus de sélection rigoureux. Afin d’être bien préparés à réagir dans les situations difficiles en cas de catastrophes naturelles, menaces terroristes ou de toute autre crise, les membres reçoivent une formation intensive et spécialisée comprenant des cours en classe et des exercices de simulation. La séance de formation d’une semaine porte sur les stratégies de déploiement avec un accent sur le service à la clientèle. Elle permet aussi aux participants d’obtenir de l’encadrement d’équipe et individuel.
Pour plusieurs d’entre nous, le déploiement au Népal serait notre premier. Nous allions ainsi être appelés à mettre en pratique en temps réel les compétences acquises au cours de la formation. L’une des forces de ce modèle est que chaque membre de l’EPDR arrive avec un rôle spécifique dans ce nouvel environnement où nous devons rapidement apprendre à naviguer.
Des Canadiens en détresse
Au moment du séisme au Népal, les ressortissants canadiens inscrits au registre du MAECI étaient au nombre de 388. Comme l’inscription est optionnelle, il ne s’agissait là que d’une première estimation, qui sera par la suite révisée à la hausse pour atteindre 500 personnes. Dans les heures qui suivirent la catastrophe, les Canadiens se trouvant à Katmandou entrèrent en contact avec le consul honoraire du Canada pour demander de l’aide et obtenir davantage d’information. Ce dernier s’est rapidement retrouvé submergé de demandes et a fait appel au Haut-commissariat du Canada à New Delhi ainsi qu’au Centre de surveillance et d’intervention d’urgence à Ottawa pour du renfort. En l’absence de structures d’accueil au consulat, les Canadiens se tournent alors vers les ambassades avoisinantes (États-Unis, Australie, Royaume-Uni) et trouvent refuge dans le club américain à Durbar Marg. Ils y sont accueillis chaleureusement par les autorités consulaires américaines et sont logés dans des abris temporaires.
Le Canada n’ayant pas une représentation diplomatique permanente au Népal, nous avons rapidement dû nous organiser pour offrir de l’assistance consulaire. Une partie de l’équipe fut immédiatement dédiée à la gestion des relations avec les ressortissants canadiens tandis que d’autres membres se sont consacrés aux aspects logistiques du déploiement (communications, transport, logement, nourriture, finances, technologie de l’information, etc.). À la tombée de la nuit, les tentes de l’équipe consulaire montées, les drapeaux canadiens mis en évidence, les lits d’appoint installés et les équipes de travail sont mises en place.
Une opération d’évacuation rapide
Peu de temps après l’arrivée de l’EPDR sur les lieux, la décision est prise d’utiliser l’avion C-17 des Forces armées canadiennes qui fait route vers Katmandou avec à son bord de l’aide humanitaire et l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) pour évacuer les ressortissants qui le souhaitent. Si plusieurs Canadiens ont déjà pu quitter le Népal par leurs propres moyens, embarquant sur les quelques vols commerciaux qui parviennent à Katmandou, d’autres acceptent l’offre d’une évacuation vers New Delhi. En moins de 24 heures, les membres de l’EPDR s’organisent malgré les défis opérationnels inhérents, et s’attellent à faciliter le départ de près de 100 personnes.
Les inscriptions se font sous la « tente des Canadiens » au club américain jusque tard dans la nuit du 28 avril et tout au long de la journée suivante. Deux agents consulaires sont assignés à temps plein à l’accueil, l’inscription et la vérification des documents de voyage des ressortissants désireux d’être évacués. Quelques familles avec des jeunes enfants sont également du lot. Des agents travaillent à partir des bureaux du consul honoraire pour faciliter les communications et aider les citoyens nécessitant des titres de voyage d’urgence.
Deux autres agents logistiques sont dépêchés vers l’aéroport en tant qu’éclaireurs dès 4h du matin pour accompagner certains Canadiens en partance sur des vols commerciaux. Ils en profitent pour revoir l’itinéraire et calculer le temps de transport des
Premier vol C-17 d’évacuation des Canadiens du Népal le 29 avril 2015 Photo : Frank Asi Talantini minibus loués po autorités aéroportua dées et travaillent s: le va-et-vient inces: passagers. Plusieur solliciter les diffé laissez-passer et ou de la direction de l’du ministère des A Népal. Après quelqi tion et d’interventi finaliser, avec l’aic New Delhi et du pré ces aéroportuaires, du C-17 et de l’évac
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Enfin, il va sans dire que sans l’hospitalité, l’aide et la générosité de nos collègues américains, les opérations d’assistance et d’évacuation de nos ressortissants au Népal auraient été plus difficiles.
Un grand merci à tous et toutes.
Frank Asi Talatini a joint le MAECI en 2009 à titre d’Agent de la gestion et des affaires consulaires après une carrière dans le secteur privé à Montréal. Il a été posté en tant qu’AGC adjoint à l’Ambassade du Canada aux Émirats arabes unis de 2011 à 2014. Il occupe présentement le poste d’AGC par intérim à l’Ambassade du Canada en Thaïlande. Il est membre de
l’EPDR depuis 2014.
rix des agents
rvice extérieur
iation professionnelle des agents ce extérieur (APASE) a institué des agents du Service extérieur 1 en 1990 comme moyen de ir les réalisations exceptionnelles : du Service extérieur par leurs pairs.
Le 27e édition des Prix
La remise de prix aux 1 at lauréats aura lieu lors d’une cérémonie à Ottawa, le jeudi 9 juin 2016.
Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 29, No. 2 (2016), pp. 12–14. Lire le reste de ce numéro →




