bout de papier, Vol. 7, No. 1 (1989), pp. 3–4

From the President’s Desk // Le mot du président

Il s’agit plutôt du mot de l’ex-président! A président, tous les membres savent que Amos Donohue m’a succédé au poste de président de l’APASE. Je sais qu’il accomplira de l’excellent travail et je profite de l’occasion pour lui offrir mes meilleurs voeux de succès. Je tiens aussi à remercier les membres du Comité exécutif de leur appui et de leurs efforts incessants au cours de mon mandat de président.

Dans mon premier mot du président, j’ai souligné que l’un des plus importants objectifs de l’Association pour 1988-1989 était la signature d’une nouvelle convention collective et que nous espérions bien entamer les négociations au début de 1989 en vue de conclure une nouvelle convention avant l’expiration de l’ancienne. Nous avons non seulement respecté ce délai, mais aussi signé ce que j’estime être l’une des conventions les plus innovatrices dans la fonction publique. Aucune autre convention en vigueur à l’heure actuelle dans le secteur public en prévoit le paiement de bonis en espèces aux employés qui se trouvent au dernier échelon de leur échelle de rémunération. Je crois sincèrement que les avantages à long terme pour l’ensemble des membres l’emporteront de loin sur le prix unique relativement modique que nous avons dû payer en acceptant une augmentation économique moins élevée pour certains membres de l’Association au cours de la deuxième année de la convention. Un pourcentage sans précédent de 70 % de nos membres se sont prononcés sur la convention, ce qui témoigne d’un degré d’intérêt très élevé. La marge de 3:1 en faveur de la nouvelle convention prouve que les membres étaient disposés à payer le prix pour établir le principe de bonis forfaitaires liés au rendement pour les employés qui se trouvent au dernier échelon des échelles de traitement FS-1 et FS-2

Ce principe étant désormais établi, j’estime que le moment est venu d’entamer un exercice qui se fait attendre depuis longtemps, soit la restructuration des fourchettes de rémunération du Service extérieur. J’entends par cela le remplacement des fourchettes FS-1P, FS-1 et FS-2 par des fourchettes allant de FS-IP à FS-4. L’APASE n’a pas encore arrêté de proposition définitive sur la uestion. mais e suis personnellement a avi u’il y aurait lieu d’ajouter au-dessus de l fourchette FS-2 actuelle une nouvelle fourchette FS-4 qui correspondrait, en fait de rémunération, à la fourchette actuelle de rémunération de la catégorie de la direction (SM) et d’établir une nouvelle fourchette FS-2 au milieu de la fourchette FS-2 actuelle. La partie supérieure de la fourchette FS-2 actuelle deviendrait une nouvelle fourchette FS-3. La structure, selon les échelles de rémunération en vigueur au 29 avril 1989 a titre d’exemple, ressemblerait à ceci : FS-IP, 18 086 $ – 29 041 $; FS-1, 30 314 $ – 41 805 $; FS-2, 40 931 $- 50 054 $; FS-3, 48 180 $ – 59 176 $; FS-4, 57 302 $ – 65 900 $.

Une telle restructuration atteindrait simultanément un certain nombre d’objectifs. Au bas de l’échelle, elle donnerait à la direction l’occasion de faire passer presque automatiquement les agents de ES-1 à FS-2 après quatre évaluations du rendement complètes. Par automatiquement, j’entends qu’il serait plus que probable qu’un agent évalué entièrement satisfaisant soit promu. Le premier obstacle de taille dans la carrière d’un agent ne serait pas le passage de FS-1 à FS-2, mais plutôt de FS-2 à FS-3. Autrement dit, l’avancement de FS-2 à FS-3 refléterait la situation actuelle dans laquelle un agent doit être supérieur, sinon exceptionnel, pour passer d’un niveau à l’autre dans la période moyenne qui s’établit à l’heure actuelle à sept ans. Une chance d’avancement plus rapide dans la carrière d’un agent relèverait le moral car il me semble bien évident qu’un FS-1 d’expérience accomplit des tâches et assume des responsabilités qui méritent plus de 40 000 $ par année. Tous les agents conviendraient, il me semble, que le fait d’être bloqué dans la fourchette de 50 000 $ avec accès à un boni forfaitaire non acquis fondé sur le rendement correspondrait grosso modo aux avantages économiques du système actuel qui permet à un agent de passer rapidement de 40 000 $ à 60 000 $ sans obstacle important.

À l’échelon supérieur de la fourchette, les avantages sont manifestes. Il ne fait pas de doute que les FS-2 principaux accomplissent des tâches correspondant parfaitement à celles des SM et qu’ils méritent d’être rémunérés comme tels. En outre, on pourrait ainsi établir une distinction plus nette entre les capacités et l’ancienneté des FS-2

Dans l’ensemble, je crois que la restructuration relèverait le moral en augmentant les chances d’avancement, en prévoyant de plus fortes récompenses économiques plus tôt dans la carrière des agents du Service extérieur et en apaisant en partie la frustration résultant de l’engorgement au dernier échelon des fourchettes de rémunération. L’augmentation du nombre de fourchettes donnerait aussi plus de latitude à la Direction du personnel pour ce qui est de « gérer » les carrières des agents, tel qu’il en a été question dans mon dernier mot du président (bout, vol. 6 n° 4). Durant les mois qui viennent, l’APASE élaborera un énoncé de position détaillé concernant la restructuration des fourchettes de rémunération, qui sera envoyé à tous les membres pour fins d’observations.

Au cours de mon mandat de président, on a achevé une nouvelle série de consultations concernant les Directives du Services extérieur. Bien que nous soyons satisfaits du résultat global, il manque un élément clé qu’à mon avis l’Association devrait poursuivre cette année, soit la simplification.

Comme les agents qui se rendront à des missions ou en reviendront cet été pourront le constater, les DSE deviennent de plus en plus complexes. Il me semble que l’on pourrait supprimer du système beaucoup de paperasse et de tracas en optant pour une forme d’avance prévérifiée dans le cas d’un certain nombre de directives. La directive intitulée « Faux-frais de réinstallation » (DSE 15.31) en est un exemple frappant. Personne ne saurait nier le fait qu’il en coûte de l’argent de se réinstaller, alors pourquoi ne pas prendre le montant maximum actuel et le donner aux agents pour qu’ils s’en servent à leur gré pour faciliter leur déménagement. La même chose pourrait s’appliquer aux directives intitulées « Aide au déplacement pour le service à l’extérieur » (DSE 50) et « Congé de service à l’extérieur » (DSE 45). Un tel système serait avantageux pour tous, car il réduirait le fardeau administratif des déplacements et l’incidence des griefs et épargnerait du temps précieux pour la direction et les agents.

Le temps est venu de simplifier les DSE, et j’estime que nous ne devrions pas attendre au prochain examen pour ce faire. L’APASE a convenu d’étudier cette question avec le Comité des Directives du Service extérieur avant le prochain examen triennal.

Au sujet d’une question connexe, je crois que l’APASE doit poursuivre sa lutte contre les nouvelles lignes directrices du Ministère concernant l’acquisition de logements du personnel. Nous estimons que ces lignes directrices sont injustes, en particulier pour les célibataires (qui constituent à l’heure actuelle 50 % des agents à l’étranger), et que des révisions s’imposent. Le Comité administratif du Conseil national mixte est actuellement saisi de la question, et nous y faisons valoir que les nouvelles lignes directrices vont à l’encontre des DSE.

Toutefois, je pense que le problème va plus loin que la question des lignes directrices concernant le logement. Un très grand nombre d’agents sont récemment venus me voir pour me faire part du choc que leur cause leur part du loyer. Ils veulent savoir comment PAPASE a-t-elle pu accepter la méthode actuellement en place et de quelle manière pourrait-on la modifier. Bref, bien des gens estiment qu’ils se font plumer par le Ministère. Il s’agit là d’une question complexe et, malgré que j’estime personnellement que tout n’est pas parfait, je ne suis MaA AstAin ana tant cnit manvai Tantefnic gner les membres sur les avantages et les inconvénients du système, y compris peut-être des idées sur la meilleure façon de gérer notre propre situation du logement de manière à tirer le meilleur parti possible du système en place. Chose plus importante encore, un tel rapport devrait contenir des propositions constructives sur la manière de réformer le système s’il va effectivement à l’encontre des intérêts de nos membres.

J’ai adoré mon année à titre de président de l’APASE. Elle s’est révélée à la fois enrichissante et pleine de défis. Toutefois, je n’aurais pu rien accomplir sans l’aide des permanents de l’APASE. Je suis le premier à avouer que j’étais absolument inconscient de la charge de travail que le bureau doit abattre chaque jour. J’en suis venu à voir avec quelle ardeur et efficacité le bureau fonctionne, qu’il s’agisse de Susan Courville, qui a dû déchiffrer mes affreuses pattes de mouche, à Barbara Topp, qui a dû rendre compte pour moi. Un merci tout particulier va à Debra Hulley, qui a oeuvré sans relâche à un certain nombre de questions clés, notamment l’assurance-vie, et, enfin, à Christine Manseau. sans qui ie n’aurais pu assumer

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Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 7, No. 1 (1989), pp. 3–4. Lire le reste de ce numéro →

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