bout de papier, Vol. 13, No. 1 (1996) — Spring 1996 // Printemps 1996, p. 41

The following poems were read by colleagues at the funeral service on January 24, 1996. Sylvie died on January 21, 1996.

Sylvie

Je suis allée chez toi jeudi dernier.
Je suis allée pour t’embrasser et te parler
un peu.
On s’est manquées.
Mais aujourd’hui, je suis là, et je peux
encore te parler.
Sylvie,
Je veux te dire que tu me manques
— que tu nous manques — au bureau.
Tu sais, je me suis habituée à voir dans
le bureau du coin un collier de perles.
Ton collier de perles sur ton coeur
qui bat.
Ton collier de perles qui saute sur ta
poitrine, tellement y’a de l’énergie
là-dedans!
Tu sais, Sylvie, quand t’es pas là,
c’est pas pareil !

Sylvie,
J’aime ça quand tu arrives le matin et que
j’entends tes talons hauts, avant meme
de t’apercevoir.
J’aime ça quand j’entends ta voix grasse
et bien ronde lancer un «Bonjour
mes chéris».
J’aime le froufrou de tes blouses de soie.
J’aime te voir marcher : on dirait que,
meme quand tu marches, ça te fait
un plaisir fou.
Puis, tu t’arrêtes à mon bureau, et tu me
racontes la promenade matinale que tu
as faite dans les bois, un peu plus tôt,
avec ton mari et tes chiens.
Tu me parles de l’air frais du matin, du
soleil qui se lève, du lac gelé, et même
des épaisseurs de laine que tu as mises
pour te garder au chaud. Comme
si tu en avais besoin.
Sylvie,
C’est simple : j’aime ta présence.
T’es ronde, t’es réconfortante, et
t’as toujours le bon mot.
Tu aimes, tu le dis, et tu le montres.
Tu aimes la nature, tu aimes les fleurs,
tu aimes les bons repas, tu aimes
la vie et tu aimes les gens.
Je comprends pourquoi t’as tellement
d’ami(e)s : avec une amie comme toi,
on ne s’ennuie jamais.
D’ailleurs, je sais que ce matin tes
ami(e)s, des quatre coins du monde,
sont d’accord avec moi. Chacun
voudrait seulement être là pour
pouvoir te le dire.
Sylvie,
Je m’ennuie de ces matins-là…
Louise Levasseur

Like a Breath of Fresh Air

Sylvie
You are like a walk in the park
Or a light in the dark
Style without pretention
Your vision with intention
Kind and sincere
You draw us all near
Gentle but courageous
Sometimes outrageous
For it is true
We all love you and
You are a breath of fresh air
Geoff Pender

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Originally published in / Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 13, No. 1 (1996) — Spring 1996 // Printemps 1996, p. 41. Read the rest of this issue / Lire le reste de ce numéro →

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