bout de papier, Vol. 17, No. 2 (2000) — Summer 2000 // Été 2000, pp. 16–17

Good evening. It is my pleasure to welcome you all — colleagues, friends, family and distinguished guests — to the foreign service event of the year, the PAFSO Awards Dinner. I’d also like to thank, as Alan will properly later, our judges, sponsors, presenters, volunteers and staff. Without them we would, quite simply, not be here.

I have been looking forward to this for a long time. Tonight, for a brief shining moment, we foreign service officers set aside our daily pressures and celebrate our own. I treasure the sheer outpouring of pride and joy that fill the room without fail since 1990. This year the 10th anniversary and the millennium make it extra special.

Tonight, first and foremost, we honour the excellence of our four winners. Your remarkable achievements, to be outlined after dinner, will inspire us all to the next level. How much it means to be recognized by your peers, the challenge to reach inside yourself and tell us what it was all about. I know: 10 years ago I stood in your shoes. I know that you, like me, will cherish this award forever.

We honour also the many fine officers who were nominated but did not win. Take heart from all those who felt you deserved it and went to the trouble to say so. Take satisfaction from setting a very high standard for these awards.

This year, with the foreign service at the crossroads, others must be mentioned too.

We remember our former colleagues who did good work among us, but left because they could not find what they came for. Half our younger officers leave within ten years, and increasingly our veterans as well. What a loss of talent and human capital for Canada!

We remember also our spouses. Whereas the two-income family is a social norm and economic necessity in Canada, our spouses must sacrifice any real career or pension. They don’t even get employment insurance for a job search on return to Ottawa.

Last but not least, we pay tribute to the quality and professionalism of all foreign service officers who stick with it, in spite of everything. In spite of killer workloads, bleak prospects for career advancement, and hardship and danger for their families abroad. In spite of the inequity of working alongside and often supervising others whose salaries they used to match. In spite of purchasing power that falls ever farther behind both the public service and the Canadian public. Now that, my friends, is dedication! The wonder is that so many of the best and brightest are still here, giving their all. But for how much longer?

Aux Canadiennes et aux Canadiens de décider. Veulent-ils que leurs intérêts dans un monde dur soient protégés par un service extérieur composé de professionnels de carrière, qu’on a mis des décennies à créer, ou par un service de porte tambour composé d’agents de passage et d’opportunistes? C’est vers cela que nous nous dirigeons à l’heure actuelle. Lorsque j’ai joint les rangs du service extérieur, il y a longtemps au siècle dernier, le travail y était respecté et apprécié. Ce n’est de toute évidence plus le cas. Mais, j’ai un rêve — celui de nous voir surmonter l’inertie, la mauvaise gestion et le manque de vision qui nous ont rendus là où nous sommes actuellement. Je crois que le service extérieur peut de nouveau devenir ce qu’il était autrefois — une vocation — et qu’il n’est pas trop tard.

Dans l’intervalle, essayons un peu de fierté légitime, en des termes qui vous rappelleront peut-être quelque chose.

Je m’appelle Dan et je suis un agent du service extérieur canadien. Nous, les FS, nous sommes les professionnels de la mondialisation. Notre mince ligne rouge d’un millier rejoint 200 pays et organisations internationales pour le compte des ministres des Affaires étrangères, du Commerce international et de l’Immigration. Nous sommes fiers de servir notre pays et de nous donner entièrement à notre travail.

Nous sommes les yeux, les oreilles et les mains du Canada à l’étranger, l’avantage du Canada sur le plan de la concurrence dans les marchés commerciaux, politiques et autres de la planète. Nous sommes au front pour le Canada partout dans le monde, 24 heures sur 24, comme jamais auparavant. Nous filtrons les immigrants et les visiteurs et négocions les ententes internationales. Nous aidons les sociétés canadiennes à trouver des marchés à l’étranger et à créer des emplois. Nous gérons les visites de dignitaires, les médias et les affaires publiques — et nous venons en aide aux Canadiens mal pris. D’Équipe Canada au Conseil de sécurité, du «gain de cerveaux» au «pouvoir doux», de la Maison Blanche aux camps de réfugiés — c’est par nous que les choses arrivent, et nous faisons le travail, pour le meilleur pays au monde.

Bon, j’en ai assez dit: que les festivités commencent. Bon dîner et profitez bien de la soirée! Je vous remercie.

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Originally published in / Publié à l’origine dans bout de papier, Vol. 17, No. 2 (2000) — Summer 2000 // Été 2000, pp. 16–17. Read the rest of this issue / Lire le reste de ce numéro →

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